Le bookmaker en ligne Blue Square a signé un contrat pour servir de sponsor en titre pour la plus riche course sur le calendrier des courses par tous les temps. Le Blue Square Winter Derby aura lieu à Lingfield le 24 Mars avec £ 100 000 en prix en argent offert.
« Blue Square a été un grand supporter de Lingfield Park Racecourse et des course par tous les temps en général au cours des deux dernières années», a déclaré Kate Hills, directrice des relations publiques et des communications d’Arena Leisure.
«Nous sommes ravis qu'ils aient décidé de parrainer le Winter Derby et c'est un ajustement parfait avec ses sponsoring à succès Blue Square Winter Carnival et Blue Square Winter Carnival and Blue Square Sprint Series. »
La carte Blue Square Winter Derby caractérisera un minimum de sept courses dont le Spring Cup à £ 40,000 et le Hever Sprint Stakes à 30.000 £ ainsi que les Class Two et Class Three Handicaps.
« La semaine passée a souligné l'importance des pistes par tous les temps pour les courses hippiques britanniques, » a déclaré Richard Jaques, directeur des relations publiques et des sponsorings de Blue Square.
« Nous avons investi massivement dans les courses par tous les temps au cours des deux dernières années et le Blue Square Winter Derby est un excellent ajout à notre portefeuille de sponsoring.
« Le Blue Square Sprint Series a vraiment capturé l'imagination des jockeys, des entraîneurs et des parieurs cet hiver afin que le Winter Derby, le plus riche course de la saison par tous les temps, soit un complément idéal. »
Blue Square parraine déjà les Winter Carnival and Sprint Series par tous les temps avec celui-ci atteignant un point culminant le samedi 25 Février avec le Grand Final estimé à £ 15,000.
Il est 6 heures du matin, le centre d’entrainement de grobois s’eveille.
Situé dans le sud-est de l’ile de France près de la ville de Villecresnes, le centre d’entrainement de Grobois est le temple du trot. iI se situe à seulement 30 minutes de l’hippodrome de Vincennes ce qui facilite considérablement le confort des chevaux qui ne sont pas obligés de parcourir des kilomètres aller retour afin de disputer une course.
Les trois conditions sont réunies pour effectuer un bon travail:
gain de temps, d’argent et de fatigue, surtout pour le cheval de course.
L’hiver, de novembre à mars, durant le meeting d’hiver de l’hippodrome de Vincennes, il acceuille 1500 chevaux. C’est un cadre idyllique pour les professionnels et les chevaux. Les infrastructures sont géantes, 4 pistes d’entrainement, toujours parfaitement entretenues, dont une de 1500 mètres. La configuration des pistes est à chaque fois différente ce qui permet au cheval de s’habituer au changement de pistes selon les hippodromes. Rappellons qu’en France il existe 250 hippodromes, il existe également une piste couverte de 400m, une clinique vétérinaire spécialement dediée aux trotteurs. Le centre d’entrainement de Grobois possède, de plus, 40km d’allées dans les bois réservés aux promenades pour décontracter les chevaux.
Et c’est là que tout à commencer …
PIERRE DESIRE ALLAIRE: LE MAESTRO !
Si il y a bien un maître dans le domaine du trot c’est sans conteste Pierre Désiré Allaire. Force est de reconnaitre, il est plus qu’une figure, il est la pointure du trot. Dans l’entrainement des trotteurs, il a tout inventé ou presque. Les barres à gauche et à droite pour les chevaux ayant des difficultés à tourner, les oeilleres coulissantes afin de provoquer de la vitesse chez le trotteur notamment dans la ligne droite, les bouches-oreilles et bien d’autres artifices encore dont le cheval a besoin pour gommer ses defauts et même des sulkys en aluminium beaucoup plus léger. Dans le domaine de l’élevage là encore il a vu juste. En avance sur tout le monde, en avance sur son temps c’est lui qui le premier a testé l’elevage avec des mélanges de sang de trotteurs americains. Les trotteurs Francais ont ainsi pu acquerir des pointes de vitesse époustouflantes car si le trotteur francais possède de la tenue, il lui manquait la vitesse. Jean Pierre Dubois, autre grand professionnel a aussitot emboité le pas à Pierre Desiré Allaire dans cette voie, il est aujourd’hui l’un des plus grands éleveurs de France.
Allaire c’est le professionnel par excellence, le meticuleux, le metteur au point, l’innovateur, le découvreur de cracks, il obtient toujours la quintescence d’un cheval, c’est de plus un travailleur acharné qui est tous les matins dès les premières heures sur son sulky au haras de Retz, dans ses ecuries de Joinville le pont où il peut travailler ses chevaux sur la piste de l’hippodrome de Vincennes ou à Grobois.
C’est la fin des années 70 et les courses malgré qu’elles soient très populaires ne sont pas très rentables pour les acteurs. En effet les prix décernés aux gagnants sont modestes très modestes. Sur un hippodrome comme Vincennes, il arrive fréquemment que l’on recompense le gagnant par 3000 francs pour le premier 1500 francs pour le second et 750 francs au troisième, à peine le prix de l’avoine pour le cheval. La parité n’est pas respectée et les prix pour les purs sangs du galop sont beaucoup plus importants. Et pourtant le PMU enregistre des enjeux considerables sur ces courses de trot.
De quoi faire germer des vocations bien souvent contraire à l’ethique…
Avoir la vedette et être le roi du trot ne sert pas à grand chose si tous les matins on doit courir après l’argent pour nourrir son écurie.
Pierre-Désiré Allaire est, certes, un grand professionnel mais c’est aussi un homme intelligent, très ambitieux et surtout determiné. Il est aussi joueur, il joue aux courses mais aussi dans certains cercles Parisiens tenus à cette époque par la mafia Corse. Cependant cet aspect de l’histoire avec les gangsters n’interviendra qu’après une première rencontre crucial dans la vie de Pierre-Désiré Allaire, ce fut avec Patrice des Moutis baptisé Monsieur X par la presse, cet aristocrate normand tout droit sorti de l’école central. Patrice des Moutis aimait passionnement l’équitation mais par dessus tout il aimait parier aux course de chevaux.
Le matin du 12 novembre 1958, un homme se présente au PMU, il a gagné le tiercé 35 fois dans l’ordre et 35 fois dans le désordre soit la somme de 22 millions d’anciens francs, une somme énorme pour cette époque et ce, pour une mise d’environ 3000 francs. Son système est très simple, il a choisi une course à tiercé.
A cette époque il y en avait un le dimanche. Il est parti d »un cheval de base, il a éliminé 9 chevaux qui pour lui n’avaient pas de chance d’être à l’arrivée, il marie son favori avec les 7 chevaux restants en les placant deux par deux et dans tous les ordres.
Patrice des Moutis continue sa progression, la fois suivante il touche le tiercé 500 fois dans l’ordre et 2500 fois dans le désordre. Le PMU s’affole, Carrus son directeur et l’inventeur du tiercé demande d’urgence à voir Marcel Boussac président de la société d’encouragement du cheval francais. La décision est prise, il faut réformer le PMU, mais il faudra des mois avant d’obtenir les décrets et en attendant Patrice des Moutis s’amuse, il passe le plus clair de son temps à encaisser ses sommes gagnées au PMU.
Le decret est enfin effectif, il sera désormais interdit de jouer plus de 20 fois un tiercé sur un seul ticket, qu’à cela ne tienne le dimanche suivant Patrice des Moutis joue 6 chevaux dans le tiercé en combinaison complète, c’est à dire dans tous les sens pour le toucher dans l’ordre et le désordre, il joue son tiercé dans 92 PMU differents avec 92 tickets differents et rafle ce jour là 55 millions d’anciens francs.
Le PMU est aux aboies, il opte pour un nouveau décret. Une seule personne aura le droit de jouer 20 fois la mise dans un tiercé et le faire jouer par une tierce personne deviendra un délit puni par la loi. Patrice des Moutis qui jusqu’ici gagnait légalement va devoir changer ses plans. Ou il devra se contenter de ne jouer que 20 fois le tiercé ou bien il devra sombrer dans la marginalité et l’illégalité .
Le 7 décembre 1962, 83 parieurs en France, dans 83 PMU differents, touchent 20 fois la combinaison ordre et desordre du tiercé, parmi ces personnes se trouvent le beau-frère et le tailleur de Patrice des Moutis. Les gains s’élèvent à plus de 4 millions de francs. Cette fois ci ce n’est plus pareil, le couperet tombe, les sommes sont bloquées et une plainte est déposée pour tentative d’escroquerie.
Patrice des Moutis devient Monsieur X !
L’enquête continue et l’on apprend que 45 des 43 intermediaires pour jouer les tiercés sont des repris de justice fichés au grand banditisme et parmi eux les célèbres frères Perret qui après avoir pris la place de la fameuse bande dite « des trois canards » ont dûs par la suite céder le terrain Parisien aux tonitruants frères Zemmour.
Les courses truquées et les paris illégaux avaient pour l’instant eut lieu sur les courses de galop, avec l’aide du « milieu » Parisien. Il est certain que si Patrice des Moutis enlevait 9 voire 10 chevaux sans aucune appréhension c’est que ces mêmes chevaux etaient « bigornés » c’est à dire retenus par leurs jockey, le milieu payait grassement certains jockeys afin de « tirer » retenir leurs chevaux et si parmis ceux là il y avait les favoris les rapports des tiercés n’en etaient que plus juteux, le seul lésé dans cette histoire était le petit parieur, en effet c’est avec la multitude de petites masses jouées les dimanches que Monsieur X et ses complices « faucheront la France « .
Après sa sortie de prison Patrice des Moutis se suicidera dans sa villa de Saint Cloud d’une balle dans la tête.
Pierre-Désiré Allaire a suivi de très près cette affaire de Monsieur X, des discussions fusent avec deux de ses amis Paul Nivol et Roger Vercruysse, tous deux entraineurs de trotteurs et possédant chacun un haras avec pistes d’entrainement à Liverdy en brie, en Seine et marne.
Paul Nivol entraine une cinquantaine de chevaux trotteurs, il est très habile et est déjà habitué à se façonner des petites affaires de jeux mais tout seul, sans rien dire a personne, en ne gênant aucun de ses amis entraineurs. Pour employer un jargon plus approprié il prépare ses chevaux, il les »bigorne », pendant deux trois courses, c’est à dire qu’il les retient.
Par cet effet le cheval n’interresse plus les parieurs qui le délaisse, la côte du cheval monte inéluctablement, Paul Nivol attend le jour j, il vise une course dans laquelle son cheval aura une première chance, une course ou son cheval sera au dessus du lot, au dessus des autres, mais voilà seul lui le sait, il aura auparavant détourner l’attention des parieurs en ne faisant figurer son cheval que dernier ou avant dernier et le jour de la « bonne » course, la course « visée il fera gagner son cheval tout en ayant pris soin le matin d’avoir misé une bonne somme d’argent sur les chances de son partenaire.
Le tour joué, personne n’ayant rien vu, il lui suffira de le faire avec un autre cheval ou de recommencer quelque temps plus tard avec le même.
Pierre-Désiré Allaire voit plus grand, beaucoup plus grand, les deux hommes sont très amis et Allaire, bel orateur et meneur d’hommes, n’aura aucun mal à convaincre son ami de l’avenir qu’il prévoit. Le plan est simple Paul Nivol s’occupe « d’arroser » (de payer) certains drivers de facon à ce qu’ils retiennent leurs chevaux et Allaire s’occupe de placer les enjeux. Ils prennent également soin d’acheter des chevaux du même âge avec les mêmes gains, de telle manière qu’ils courent dans les mêmes courses.
Il faut en effet savoir qu’au trot les chevaux courent en fonction de leur âge et de leurs gains ce qui détermine leur valeur, dès qu’ils gagnent et prennent plus de gains ils courent dans des courses plus relevées. Ils placent ces chevaux sous des noms de propriétaires différents, chez des entraineurs eux aussi différents ce qui implique que parfois sur 15 ou 16 partants 12 chevaux leur appartiennent. Rien de plus facile par conséquent en donnant des ordres agrémentés d’un peu d’argent à l’entraineur et de préconiser à celui-ci qu’il serait de bon ton que ce jour là le cheval soit sixième, septième ou huitième. Ils ne leur restent plus qu’a parier sur les chevaux restants et d’aller encaisser leurs gains au PMU ou à l’hippodrome.
Comme nous vous le disions tout à l’heure, les prix distribués aux gagnants étaient minimes dans les courses de trot, il était donc très facile de proposer au driver d’un favori de prendre 3000 francs et de rester derrière, alors qu’il n’était même pas sûr de gagner la course. Le montant du prix était déjà acquis au driver ou au jockey.
Mais voilà Pierre-Désiré Allaire voit encore plus grand il souhaite développer cette industrie, il s’associe à plusieurs autres personnes, des jockeys, des entraineurs, des propriétaires mais aussi des gangsters qui sont partout où l’argent est facile, chacun le sait.
Les courses à couplé sont les plus lucratives, il s’agit de trouver deux chevaux sur les trois premiers, si vous êtes premier second ou second premier vous touchez le couplé gagnant, si vous êtes second troisième ou premier troisième et l’inverse vous touchez le couplé placé, le montant du couplé placé est d’environ cinq fois moins que le couplé gagnant.
Il y avait à cette époque trois couplés par jours sur trois courses différentes alors que de nos jours il y a des couplés dans toutes les courses, quand au tiercé , quarté, quinté, il y en a un tous les jours.
Allaire et ses complices jouaient chaque jour les trois couplés, deux étaient des courses normales et une course avait été « arrangée ». Ils jouaient, à 4 ou 5 associés, 30 millions d’anciens francs par couplés soit 90 millions d’anciens francs par jours. 900 000 nouveaux francs l’équivalent de nos jours de 140 000 euros. Parfois les couplés « non arrangés » étaient aussi gagnants ce qui ne gâchait rien.
Mais une manne aussi juteuse attire bien des convoitises et notamment chez les « voyous », les amis des amis se multiplièrent, chacun voulant faire plaisir à son entourage proche et ce n’est un secret pour personne que pour une entreprise qui se doit d’être secrète plus il y a de monde au courant plus il y a risque de fuite.
Nos compères au fil du temps rivalisaient de fantaisies et de nouvelles idées, ils changeaient, par exemple, la veille d’une course, complètement le sang du cheval par deux perfusions, une qui aspirait le sang et l’autre qui redonnait a l’étalon un sang nouveau carrément oxygéné, ce qui donnait au cheval une vitalité, une force incroyable. Ce genre de procédé est impossible de nos jours, je rassure les parieurs, les détections et contrôles sont extremement strictes et performants.
Ils deféraient également leurs chevaux ce qui pouvait faire gagner à un cheval entre une et deux secondes, ce qui est énorme, lorsque l’on sait qu’au trot une seconde représente à peu près 20 mètres à l’arrivée, cette information est maintenant dans la presse hippique c’est une obligation de l’entraineur de déclarer son intention de déférer son cheval.
Il n’existait pas que des drivers corrompus, Jean-René Gougeon, le crack driver des années 70- 80, s’est un jour laisser pieger par Pierre et Paul, il devait driver ce jour là un cheval appartenant à Pierre-Désiré Allaire.
Sachant qu’il etait inutile de demander à Jean-René Gougeon de « bigorner » ce qu’il aurait refusé, ils ont tout simplement ferrés le cheval à l’envers. Imaginez si vous voulez courir en mettant vos chaussures à l’envers.
Le cheval était archi favori, avec le crack de Vincennes de plus Jean-René Gougeon dit « le pape » tellement il drivait à merveille, le cheval évidemment malchaussé ne trotta pas, il n’avancait pas ce qui fît bien l’affaire au PMU de nos compères. Jean-René Gougeon très contrarié après la course leur dit « ne me faites plus jamais ca », en grand professionnel il avait évidemment comprit la supercherie.
En ces années de bonne chair et d’argent facile il etait très facile de donner aux chevaux de courses des emphétamines afin d’ameliorer leurs performances, des anti douleurs en infiltration si un poulain souffrait d’un talon ou d’autres choses, des dérivés de cocaine comme la novocaine bref tout etait bon puisqu’il n y avait pratiquement pas de contrôles ou si peu sérieux.
Un système aussi très usité est le changement de carnet d’un cheval , ce qui permettait de faire courir un cheval à la place d’un autre. Faire courir un cheval de 5 ans contre des bébés de trois ans qui debutent, extrémement dur de ne pas gagner pour ce cheval.
Les systèmes sont dorénavant effectués par informatique puisqu’une puce electronique est implantée dans l’oreille du cheval, c’est un peu sa carte d’identité, il est donc impossible de tricher.
Comme vous pouvez le constater des multitudes de possibilités s’offraient à nos principaux acteurs qui de plus étaient munis d’un esprit immensément fertile.
Le show biz, les voyous et les courses !
Fascination et attirrance réciproque, les liens entre les gangsters et les acteurs ou chanteurs ont toujours été très ambigus. Comment résumer la vie d’un voyou: l’argent, les femmes, les plus grands restaurants, les boites de nuit et le jeu que ce soit les courses ou le casino. Toute leur énergie est déployée pour satisfaire ces paramètres. Les malfrats font tout pour ressembler aux acteurs et les acteurs s’identifient aux mauvais garçons. La puissance, le pouvoir et l’argent facile fascinent les deux parties seul l’ignorance leur fait oublier que tous ces ingrédients sont érigés sur un château de carte branlant. L’acteur peut du jour au lendemain ne plus tourner de films et le gangster mourir avant l’âge ou finir ses jours dans une sombre cellule.
Déjà durant la seconde guerre mondiale Carbone et Spirito, incarnés au cinéma par Alain Delon et Jean Paul Belmondo dans Borsalino, dirigeaient la France des mécreants, ils possedaient les casinos, les nights clubs, ils organisaient des match de boxe truqués, des courses de chevaux truquées. Parmi leurs importantes affaires il géraient également des clubs échangistes comme le célèbre One Two Two dans lequel, fréquemment, se retrouvaient le Préfet Chiappe, le président du conseil Albert Sarrault, l’acteur Raimu, la chanteuse Josephine Baker etc … non pas Eric Woerth il n’était pas né. »Mes relations de bidet » comme s’amusait à le dire Carbone. Les frères Guerini succédèrent à Carbone et Spirito à l’après guerre, ils devinrent les amis et protecteurs des stars comme Alain Delon ou Johnny Hallyday ou bien d’autres et, très astucieux, les Guerinis les utilisaient à titre décoratif.
C’est Jacky Imbert dit Jacky le mat (diminutif de matou qui veut dire en provencal le fou) qui mit »le pied à l’étrier » à Alain Delon dans l’achat des chevaux de courses. Alain Delon fit une demande de couleurs (casaque) au galop tout d’abord, celles-ci lui furent refusées à cause d’un dossier aux renseignements genéraux, assez épais concernant l’affaire Marcovik-Marcantoni, il fit une autre demande au trot ou celles-ci avec un peu d’influence furent acceptées, il acheta 16 chevaux, des poulains, des pouliches, des poulinières et tous ses chevaux, sur la recommandation de son ami Jacky le Mat furent placer chez l’entraineur en vogue Pierre- Désiré Allaire.
Il est de bon ton malgré tout de préciser une chose important Jacky Imbert est le seul à n’avoir participé, ni de près ni de loin, aux courses truquées, il s’y est toujours opposé avec véhémence.
Jacky était driver amateur, il aimait trop les chevaux il en etait passionné, comme d’ailleurs pour les motos et les bateaux, un vrai perfectioniste.Dans tout ce qu’il entreprenait il y allait à fond, comme chanter de l’opéra et même s’ il a excellé dans sa carrière de gangster il aurait pu prétendre à une toute autre destinée.
Pierre Désiré Allaire est au sommet de sa carrière, il a tout en main: les meilleurs proprietaires Alain Delon, Michel Sardou, Guy Lux etc… IL a le gotha des malfrats avec lui. Il est très bien équipé avec Paul Nivol, ils acheteront d’ailleurs un cheval qui participera aux courses truquées et gagnera, ils appelleront ce cheval « Pierre et Paul« .
Allaire gagne tout le Prix d’Amérique avec Grandpré (cheval acheté 30 000 francs a l’époque), tous les autres grands prix: le Paris, le France, le Bourgogne… Les chevaux d’Alain Delon remportent victoires sur victoires notamment avec Fakir du Vivier, Equileo, Gobernagor, Allaire a des participations dans des centaines de chevaux avec le comte de Montesson entre bien d’autres. Il est a la fois éleveur, propriétaire, entraineur, driver et il devient de plus LE PLUS GROS JOUEUR DE FRANCE. On le surnomme LE ROULEAU COMPRESSEUR au PMU tant ses paris changent le cours des cotations, il jouerait même aux bookmakers Anglais et Belges qu’il ruina parait-il.
Pierre-Désiré Allaire commence sérieusement à déranger les institutions, il devient arrogant, inabordable, déplaisant pour certains, il passe ses nuits à jouer dans les cercles Parisiens où il perdra des sommes considérables.
Les Corses, patrons de ses cercles lui effaceront quelques »ardoises » (dettes de jeu) en contrepartie de renseignements sur les courses « arrangées ».
Le poison est injecté, trop de gens sont au courant, trop de gens sont concernés, trop de gens sont « associés » à ces combines, le venin mortel infiltre l’hémoglobine des contaminés par l’appat du gain, des complots se forment, des jalousies se précisent, les gens parlent, ils parlent trop haut, trop fort certains par fanfaronnade, d’autres par jalousie, toutes ces arnaques arrivent aux oreilles des institutions du cheval Français qui en informent la brigade des jeux.
ATTENTION DANGER LE TRAIN VA DERAILLER !
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